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Sur le chantier insertion

Notre équipe du chantier d'insertion se compose de 40 personnes. Quelques-unes sont originaires de la région parisienne ou sont arrivées depuis de nombreuses années en France. Mais une large partie (75%) viennent d'Afghanistan, du Tibet, de Turquie, d'Erythrée, de Somalie et de bien d'autres endroits. Garantir l'accueil et un accompagnement de qualité à chacune de ces personnes reste un challenge toujours aussi intéressant. Cela nous demande un sens de l'adaptation et une bonne dose de créativité. L'enjeu est de permettre à toute personne, quelles que soient ses difficultés, d'acquérir le plus d'autonomie possible, de vivre un parcours personnalisé, qui favorise sa progression. Par exemple, Gérald n'a pas travaillé depuis longtemps. Nous lui proposons une arrivée progressive et en douceur sur le chantier sous la forme de stage. Cela lui permet de s'acclimater au travail et de tenir bon. Jason, lui, a 20 ans. Il n'a pas d'expérience professionnelle et est perdu dans ses projets. Un parcours en logistique lui redonne confiance et ouvre de nouvelles perspectives.

Pour d'autres, les démarches administratives sont le problème majeur: ainsi, les Afghans subissent actuellement des délais très longs pour l'obtention de leur premier titre de séjour. Cela retarde la résolution de leur difficulté de logement et entrave par ricochet tous leurs projets: difficile d'envisager un futur quand on a pas encore de papiers stables. A force de patience, au fil des mois, nous voyons progressivement le fruit des actions menées pour aplanir les difficultés de chacun. Les propositions de logement arrivent et nous partageons la joie de voir chacun trouver sa voie et prendre son envol dans sa nouvelle demeure. La séparation d'avec sa famille et la crainte pour les siens peut aussi entraver les parcours. Récemment, plusieurs épouses de nos salariés afghans ont pu rejoindre leur mari avec leurs enfants. L'arrivée en France de ces familles est souvent chaotique et incertaine mais peu à peu la stabilité gagne.

Dès que ces soucis disparaissent, les projets professionnels émergent. Ainsi, Medhi a pu s'engager dans une formation de chauffeur de bus au mois de juillet et a obtenu un contrat pérenne maintenant. Kati a rejoint le chantier en décembre 2020 après avoir fui une situation familiale très douloureuse. Peu à peu on l'a vue reprendre confiance en elle, trouver un logement puis entreprendre une formation dans le domaine de la petite enfance. Au cours des stages qu'elle effectue, elle reçoit déjà des propositions d'embauche dans des crèches.

Pamela est tibétaine. Elle vivait dans un foyer insécure et insalubre. Après de nombreuses démarches, elle a obtenu un logement dans un tout petit immeuble très calme. Elle fait son nid douillet sous les toits. Elle est séparée de ses trois enfants et de son mari restés au Népal depuis 5 ans, les premiers RDV à l'ambassade ont eu lieu et la perspective de les retrouver devient chaque jour plus réelle. Elle a terminé son parcours à La Gerbe en effectuant une formation pour travailler comme agent d'étage dans des hôtels grand standing et elle signe un CDI le 1er décembre!

Ils reviennent nous voir, souvent à l'improviste, pour nous faire part de leurs avancées. C’est très encourageant et réconfortant de se remémorer ensemble le premier jour de notre rencontre et de constater le chemin parcouru.



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