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Ça en valait la peine!

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

En Roumanie, à Trambulina cette année, 18 enfants sont accueillis quotidiennement. Si par certains aspects on pourrait comparer l'activité à du soutien scolaire, l'expression "opération de la dernière chance" semble plus appropriée. 

En effet, ces enfants sont ceux dont personne ne veut ou pour qui on a jeté l'éponge. Non pas qu'ils soient pire ou plus bêtes que les autres, mais plutôt que la vie ne leur a pas fait de cadeau. C'est triste à dire, mais bien des fois les adultes sont défaillants. 

A Trambulina on se dit que tout le monde mérite sa chance. 

Prenons Geani par exemple. A 15 ans, pour lui l’école est davantage une légende qu'une réalité. Avant son arrivée au centre, il n'avait jamais tenu un stylo... Désormais il apprend et progresse. Mais à cet âge, la négociation est rude pour qu'il soit accepté à l'école. Alors Claudia (présidente de Trambulina) se bat pour qu'il intègre l'école de la 2e chance. "C'est fou comme il a progressé. Les débuts ont été durs car la motricité fine, c'est compliqué à acquérir quand on a 15 ans. Mais maintenant il se rend compte qu'il en est capable, qu'il a de la valeur et qu'il n'est pas bête ! C'est quelqu'un d'intelligent !" 

Pour Maria, sa petite sœur, difficile de trouver la motivation pour apprendre. A 10 ans, bien souvent elle se retrouve seule à la maison à gérer son petit frère. Une sorte de survie au quotidien. Le papa est malade d'un cancer en phase terminale, la maman travaille dans une usine de verre mais sans être déclarée car la famille est tellement endettée que l'Etat ponctionne ses revenus déclarés. Quant aux deux grandes sœurs de Maria, elles se prostituent. A Trambulina on s'efforce de lui faire découvrir une vie un peu différente où l'on compte les uns sur les autres. 

D'ailleurs depuis 2 ans, l'association a mis en place le projet "Tous à table !" Il s'agit de servir un repas chaud à chaque enfant du centre. Cela remplit des estomacs souvent vides, et permet de vivre un temps convivial ensemble, dans la confiance. 

Et puis il y a Iosif. Encore l’un de ces visages de cette enfance chahutée mais pour laquelle un avenir demeure, si on veut bien lui donner une chance. A 11 ans, il est aussi livré à lui-même, alors régulièrement une tante ou une voisine le récupère chez elle. On dit de lui que c'est l'enfant du quartier puisque les uns et les autres se relaient pour le prendre en charge. Il est seul parce que sa mère se prostitue en Angleterre et ne rentre que ponctuellement. Et son père ? Il est décédé. Quand c'est arrivé, on n'a même pas mis Iosif au courant...

"Au départ, il était très irrégulier à l'école comme au centre. Généralement on n'emmène en camp d'été que ceux qui sont réguliers pour récompenser leur engagement. Mais on a décidé de parier sur lui. Depuis il n'a pas manqué un seul jour au centre ou à l'école !" 

Vraiment, à Trambulina on fait plus que de l'aide au devoir. On enseigne à croire à soi-même, en sa valeur, en ses capacités d'apprentissage. On apprend aussi que la vie n'est pas fatalement limitée à ce que l'on a connu dans le passé. Et lorsqu'on regarde le résultat, on se dit que ça en vaut la peine ! 

Michaël Païta

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