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Une vie "normale" ?

Luisa, 21 ans, travaille comme journaliste dans une grande agence de presse de Bucarest, en Roumanie. Récemment elle s’est mariée et a la vie devant elle. Une vie “normale”, en somme.




Oui, sauf que tout ne se serait pas passé ainsi sans l’intervention d’ Eszter et Madalina, ses conseillères de l’ADDIP, une association qui accompagne des orphelins et des enfants placés en centres d’accueil. Leur objectif ? Accompagner ces jeunes vers un avenir qui semblerait leur être déjà dérobé.

Toute jeune, Luisa est placée en orphelinat suite à l’incarcération, pour plusieurs années, de sa mère, suite à de graves accusations. La petite fille trouve alors rapidement place dans une famille d’accueil. Sa mère d’adoption la pousse régulièrement à devenir médecin. « Comme ça, tu pourras me soigner quand je serai malade » lui disait-elle. Surprenante manière de faire grandir une enfant vers son propre avenir.

Quelques années plus tard, Luisa se retrouve à nouveau au centre d’accueil de Gimbav. Sa famille n’a plus les moyens de s’occuper d’elle. A 15 ans, elle fait alors la connaissance de l’ADDIP qui lui propose de participer à ses différents programmes d’accompagnement et de vie sociale. Rencontres, ateliers, réflexions, ensemble avec d’autres jeunes, Luisa grandit et suit sa scolarité.

Alors que le moment de faire un choix d’études approche, Luisa demeure dans la confusion, à laquelle s’ajoute un fort manque de confiance en ses capacités à affronter l’avenir. L’idée de devoir être médecin pèse sur son cœur, l’empêchant de vraiment connaître la voie qu’elle veut et peut suivre. Au fil des conversation avec Madalina, l’idée de devenir journaliste émerge, avec cependant beaucoup d’obstacles auto-supposés : «  Tu ne gagneras pas assez », « tu ne peux pas faire carrière, tu n’es pas assez intelligente », « tu devras déménager, et alors, tu feras comment ?».

Mais petit à petit, le sentier s’aplanit et une perspective d’avenir se dessine. Luisa décide de se lancer pour 3 ans d’études à Bucarest et intègre l’agence de presse dès la seconde année. Le cheminement avec l’ADDIP a permis non seulement de lever ses craintes mais aussi d’être soutenue financièrement pour vivre cette transition vers la vie adulte. En chemin, elle trouvera la foi, un emploi, un mari.

Une vie “normale” en somme… c’est peut-être simplement cela que l’ADDIP rend possible !

Michael Païta


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