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Roumanie : le courage d'agir

  • 13 oct.
  • 2 min de lecture

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Par où commencer pour parler de cette histoire - tellement lourde qu’elle pourrait paraître irréelle - sans tomber dans le voyeurisme ? Je choisis cependant de vous la partager afin de mettre en lumière la manière dont nos partenaires nous inspirent. 


Estera et Nicoleta habitent dans un village aux alentours de Brasov, en Roumanie. Elles n’ont pas trente ans et ont respectivement 3 et 4 enfants. Deux sœurs qui ont épousé deux frères. Ni l’une ni l’autre n’est allée à l’école. Elles ne savent donc ni lire, ni écrire. 


Estera a été abandonnée par son mari il y a quelques mois. Fatigué de s’occuper de 3 enfants et de faire face à la pauvreté, il refait sa vie avec une autre femme, laissant derrière lui une épouse en grande détresse psychologique et devenue mutique depuis cet abandon.

Le mari de Nicoleta quant à lui est en prison pour violence. Il a tenté par trois fois de mettre fin à ses jours. Aucun de leurs 4 enfants - 2 garçons et 2 filles -  ne va à l’école, par manque de moyens. Les enfants d’Estera non plus ne vont pas à l’école. Anastasia, l'aînée des cousins, a 10 ans. Elle souffre d’une malformation de la colonne vertébrale pour laquelle des traitements existent, mais auxquels elle n’a pas accès. 


Les deux mères touchent quelques aides sociales bien insuffisantes pour survivre. Elles vivent avec leurs enfants chez leur propre mère, cette dernière souffrant d’une cirrhose au foie et nécessitant qu’on prenne soin d’elle, dans un logement extrêmement précaire et insalubre. 


On penserait sans doute à la mesure de responsabilité (ou d’irresponsabilité) que portent ces parents incapables de subvenir aux besoins les plus élémentaires de leurs enfants. On pourrait se questionner sur le bien fondé d’avoir une famille nombreuse dans de telles circonstances.

Dans de telles circonstances, et devant de tels défis, il est facile de douter, de se sentir impuissant. Aider, oui, mais comment ? Peut-on même espérer une amélioration profonde ? 


Pourtant nos partenaires agissent et s'attaquent de front au gouffre que cette situation représente. Je leur exprime ma reconnaissance ainsi qu’à nos soutiens et donateurs grâce auxquels La Gerbe peut contribuer à apporter un début de solution dans l’action que mène la MEV. Outre la réponse urgente aux besoins alimentaires de base, la MEV va s’assurer de la scolarisation des enfants et du relogement des deux familles, même de manière modeste. Loin d’être naïfs quant aux responsabilités qui incombent à chacun, nos amis de la MEV prennent acte de la nécessité d’intervenir pour enrayer un cycle d’extrême pauvreté qui se transmet de génération en génération. Ils choisissent de voir, chez ceux que beaucoup considèrent comme des « intouchables », des personnes à relever. Je salue le courage de mener des combats dont l’issue n’est jamais assurée, mais qu’ils poursuivent parce qu’ils refusent de détourner le regard et misent sur la vie qui demeure. Peut‑être nous laissons‑nous inspirer à notre tour ?


 Michaël Païta


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