top of page

Roumanie : donner à la vie sa chance

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

« La mesure d'une société se trouve dans la manière dont elle traite ses citoyens les plus faibles et les plus démunis. » Jimmy Carter.

« Ils m’ont offert un lieu où vivre ma grossesse et élever mon enfant. Le réconfort et l’accompagnement qu’ils apportent sauve des vies qui sans eux pourraient disparaître. C’est le cas pour nous ». Kazet, mère de Alex.


Il est difficile de prendre la mesure du nombre et de la profondeur des drames qui se jouent derrière les portes closes lorsque les plus fragiles luttent pour leur survie face à la violence d’un conjoint. Dans d’autres cas, la pauvreté et la précarité constituent la normalité de la vie d’une jeune femme qui se retrouve désarmée face à une grossesse qu’elle n’avait pas anticipée. Alors la tentation est forte de mettre fin à cette nouvelle vie qui grandit dans le secret. Tristement, dans les alentours de Bucarest, comme dans de nombreux endroits du monde, ces histoires sont aussi dramatiques que communes.

A Semn de Viata (« Signe de vie » en roumain), on crée un espace dans lequel la vie trouve son chemin. Là, les mamans en situation de grande fragilité -parfois même en situation de danger avéré- peuvent connaître enfin la sécurité et la paix nécessaires pour poser leurs valises. Elles peuvent alors faire le point sur le présent afin de commencer à regarder vers l’avenir.


Les témoignages de Kazet, Cristina, Elvira et tant d’autres en disent long sur ce qu’elles ont trouvé à travers l’accueil qu’elles ont reçu. Des erreurs ? Oui elles en ont faites. Des fautes même peut-être, qui sait. Mais ça n’est pas le sujet. A Semn de Viata, les jeunes mères sont regardées à travers leur potentiel, leur courage, leurs moindres progrès. Lorsque la conviction de leur propre valeur est défaillante, c’est l’équipe locale qui prend le relais et qui la renforce.


Cette équipe mise sur la vie des mamans. Elle les équipe pour prendre soin de la vie de leurs enfants. L’aide est évidemment matérielle. Mais elle est psychologique, relationnelle, spirituelle. Elle consiste en une discipline d’apprentissages aussi pour rendre ces femmes autonomes après quelques mois de séjour dans ce centre d’accueil. On y apprend les moindres gestes pour nourrir, habiller et changer un nouveau-né. On s’y forme aussi pour un jour pouvoir travailler et devenir autonome. On y apprend enfin à reprendre confiance en soi pour pouvoir s’élancer vers le monde dans des rapports sains et équilibrés.


Elvira, la maman de Evelin témoigne : « Avant d’arriver au centre, je cherchais simplement un refuge où m’isoler du monde avec mon enfant et me sentir « invisible ». Au lieu de cela j’ai été accueillie sans être autorisée à me cacher. Au contraire, on m’a poussée à avancer vers la lumière. On m’a écoutée et comprise. On m’a aidé à faire la paix avec moi-même et mon passé. C’est pourquoi je peux dire que je n’ai pas reçu ce que je cherchais, mais j’ai reçu ce dont j’avais besoin. Pour moi cette association n’apporte pas qu’un « signe de vie ». Elle donne à la vie sa chance ! »

Michaël Païta


Association La Gerbe
13-15 rue des fontenelles,
ZAC du Petit Parc
78920 ECQUEVILLY

01 34 75 56 15

  • Instagram
  • Facebook
  • X
  • LinkedIn
  • Youtube

Inscrivez-vous à notre liste de diffusion
Ne manquez aucune actualité

bottom of page