Donner une nouvelle chance...

09/01/2018

Qui sont les personnes accueillies sur le chantier insertion?

Ecoutons Ali raconter son parcours.

 

"Parti d’Afghanistan à cause de la guerre, j'ai transité par plusieurs pays avant d'atteindre la France. J'ai travaillé plusieurs années comme carrossier. Bien-sûr je suis passé par de nombreuses étapes difficiles avant de me retrouver à Paris.

 

Je me souviens d'une fois où je faisais du bénévolat au Danemark (comme je n’avais pas le droit de travailler, c’était un bon moyen de m’occuper). Il y avait beaucoup de travail ce jour-là et le responsable m'a demandé de rester un peu plus. Rentré tard chez moi, je n'avais rien à manger. Tous les magasins étaient fermés. J'avais très faim et cela m'empêchait de dormir. Peu de temps auparavant, j'avais dû me fâcher avec mon voisin parce qu'il faisait beaucoup de tapage la nuit. Pourtant ce soir-là, c'est lui qui est venu frapper à ma porte en me disant qu'il avait fait une trop grande quantité de nourriture et qu'il me proposait de la partager. Je me suis senti très reconnaissant de que ce voisin ait reçu l'idée de venir m’apporter à manger... juste quand j'en avais tant besoin. Là j'ai su que Dieu était toujours avec moi et que je n'étais pas seul.

 

En arrivant en France j'étais 4 mois dans la rue puis j'ai été pris en charge : on m'a proposé un hébergement dans une famille française. Je garde avec eux encore de très bons contacts. Ils m'invitent à venir chez eux régulièrement. Aujourd'hui j'habite dans un foyer près de La Gerbe.

 

Pour la suite, il faut expliquer que dans ma famille, en Afghanistan j'étais quelqu'un sur qui on pouvait compter. Bien que très jeune moi même, je prenais des décisions pour plusieurs personnes qui dépendaient de moi pour les nourrir et pour vivre. Cela a été difficile de tout recommencer à zéro ici, de n'être rien, qu'on parle de moi comme le jeune migrant et de devenir une personne dépendante et sans raison d'être. Cela me donnait l'impression d'avoir perdu mon identité, d'être amoindri. J'ai souffert de cela.

Quand j'ai commencé à travailler à La Gerbe au mois de mars 2017, peu à peu ma situation s'est éclaircie. J'ai repris progressivement des relations sociales et j'ai guéri de ce sentiment de malaise que je ressentais. je suis redevenu une personne ayant des projets et prenant des décisions.

 

Nous avons fait des démarches pour que mon permis soit changé en France. J'ai pris des cours de français. Comme je souhaitais travailler dans le domaine de la carrosserie, Sylvie m'a envoyé passer des tests dans un centre de formation. Après quelques obstacles à surmonter, je suis en train de préparer le diplôme de carrossier."

 

 

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