"Nous ne sommes pas orphelins!"

02/02/2016

 

En mars 2010, après 10 ans de travail sans heurts, les travailleurs étrangers du home d'enfant "Village de l'espérance" à Ain Leuh se faisaient expulser sommairement du pays par les autorités marocaines. Les 33 enfants accueillis se retrouvaient sans leurs familles d'accueil, subissant ainsi le deuxième abandon de leur vie.

 

Voulant prendre les devants face aux pressions de l'islamisme radical, le gouvernement marocain a procédé à de multiples expulsions de ressortissants étrangers ne correspondant pas à l'islam marocain. Ces agissements avaient déjà eu lieu aussi contre les musulmans chiites, par exemple, en 2009.

 

 

Plus de cinq ans ont passé. Les enfants ont connu des jours difficiles, séparés des seuls parents qu'ils aient connus. Au Village de l'Espérance, les conditions n'étaient plus les mêmes. Manque de vêtements chauds, de nourriture, gestion critiquable de l'institution… avec des protestations continuelles de la part de l'ancien personnel du VOH, qui n'avait plus les mêmes conditions de travail, ni les mêmes paiements de salaire réguliers, ni les assurances pour la santé ou les pensions. Ces travailleurs fidèles ont lutté  simultanément pour les droits de nos enfants et les leurs, mais n’ont jamais eu gain de cause. Tout cela a causé un climat défavorable et instable pour les enfants. A un moment donné, la directrice a voulu les disperser… heureusement un autre orphelinat, de Meknes, est intervenu et a offert de prendre soin de la plupart d’entre eux (25).Cette offre a été acceptée temporairement. Dans cet orphelinat, leur équilibre, leur sécurité, leur éducation et leurs besoins basiques sont assurés. Les 6 autres enfants - les plus petits - ont été placés dans une autre maison d'accueil à Azrou. Un jeune homme a trouvé une place chez sa famille à Azrou.

 

Face à cela, les anciens "parents" n'ont jamais cessé de se battre pour obtenir un meilleur quotidien pour les enfants, et bien sûr, pour être réunis à nouveau. Malheureusement, il semble que les retrouvailles ne pourront se faire avant que les enfants atteignent leur majorité.

Ils se sont efforcés de garder un contact, aussi limité soit-il. Et finalement, de manière exceptionnelle, au début de l'année 2015, quelques-unes des femmes ont été autorisées sur le site du nouvel orphelinat. Ces retrouvailles, bien que temporaires et ponctuelles, ont donné lieu à bien des joies.

 

Il est encourageant de noter que les enfants du Village de l' Espérance ne l'ont pas perdue, eux, l'espérance. Ils sont pensionnaires d'un orphelinat, oui, mais refusent d'être appelés orphelins. Ils ont connu ce qu'est la vie de famille et ils ont des parents qui les attendent quelque part. Ces parents, nous les connaissons bien. Ils continuent de faire le maximum, dans le cadre de ce que la loi leur autorise, pour montrer à ces enfants qu'ils les retrouveront un jour et pour garantir leur bien-être. En leur absence, ils constituent un fonds qui leur permettra d'étudier et de construire leur avenir. Pour plus d' informations veuillez nous contacter, pour que nous puissions vous mettre en contact avec les organisateurs et administrateurs de ce fonds.

 

MPaïta

 

 

 

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